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Vendre quelque chose qu'on ne possède pas, c'est possible

Imaginez que vous découvriez en faisant votre marché du dimanche un stand vide ne présentant que quelques étiquettes mentionnant le prix du kilo de pommes et indiquant qu'il sera sur l'étal la semaine prochaine. Même si le vendeur ne vous demande d'en payer qu'une partie seulement, vous allez flairer l'arnaque, sans doute à juste raison.

Les idées des analystes financiers sont-elles bonnes à prendre

Pourtant, il arrive qu'on puisse vendre quelque chose qu'on ne détient pas, sans pour autant être un escroc. Et cela n'a rien de si étonnant en vérité. Après tout, tout le monde considère comme normal d'acheter une maison sans avoir l'argent, grâce au crédit.A vrai dire, la vente à découvert, ou vente à terme, est une chose fort banale sur les marchés financiers, qu'il s'agisse de la vente d'action, d'or, de cacao ou de carcasses de porc. Suivant les marchés, ce type de technique peut être l'apanage de professionnels de la finance ou d'investisseurs aguerris, mais il est parfois facilement accessible aux particuliers. C'est le cas pour la vente des actions les plus liquides du marché boursier parisien, qui bénéficie du Système de règlement différé (SRD).

Son fonctionnement est assez simple. Lorsque vous passez un "ordre de vente" sur le marché (par exemple, "je souhaite vendre 350 actions XYZ à 10,10 euros), il est par défaut libellé "au comptant", c'est-à-dire exécutable. Si vous essayez de le passer ainsi sans avoir les 350 actions XYZ dans votre portefeuille, votre courtier en ligne vous renverra un message d'erreur. Mais vous pouvez opter lors du passage de l'ordre "au SRD". Votre intermédiaire va seulement vérifier que vous avez une couverture suffisante, c'est-à-dire un "matelas" de sécurité : par exemple il va vous demander de disposer sur le compte d'une trésorerie représentant 20% du montant de l'ordre. S'il se trouve sur le marché un acheteur au prix que vous avez fixé, l'ordre va être "exécuté", c'est-à-dire que la vente va être conclue, mais l'échange réel entre les actions et l'argent correspondant (ce qu'on appelle le règlement-livraison) sera décalé à la fin du mois boursier. A cette échéance, vous pourrez reporter de mois en mois le dénouement de l'opération, mais moyennant des frais supplémentaires. Dans quel but est-on amené à vendre une chose que l'on n'a pas ?
On peut en distinguer trois. La plus évidente peut-être est la simple volonté de spéculer. Un investisseur qui pense que l'entreprise ABC s'apprête à publier des chiffres financiers très inférieurs à ce qu'attendent les marchés, autrement dit à émettre un profit warning, peut légitimement penser que son cours va en souffrir au moment de l'annonce. Il va vendre à découvert des actions ABC à 50 euros, par exemple. Puis lorsque le cours tombe, disons à 35 euros, il va acheter le même nombre d'actions, ce qui lui permet d'honorer sa vente. On dit qu'il déboucle sa position. Et dans ce cas, il encaissera la différence, soit 15 euros par action, moins les frais. La vente à découvert peut avoir une deuxième vocation, celle de se couvrir contre un risque. Prenons l'exemple d'une entreprise française qui vient de décrocher un gros contrat aux Etats-Unis, lequel lui sera payé dans trois mois.
Si elle craint une baisse du dollar dans l'intervalle, qui viendrait impacter négativement la rentabilité de son contrat, puisque ses coûts sont en euros, elle peut se protéger en prenant, via des instruments financiers un peu particuliers, une position vendeuse sur le dollar. Enfin, une troisième utilisation des ventes à découvert est possible, dans des opérations d'investissement dites d'arbitrage. Par exemple, un investisseur qui préfère l'action Renault à Peugeot va acheter des actions Renault et vendre à découvert pour un montant similaire des titres Peugeot. Peu lui importe alors que le marché automobile se porte bien ou non, sa stratégie sera gagnante si l'action Renault a un meilleur parcours que Peugeot, même si les deux titres baissent.
Vendre une action à découvert, est-ce plus risqué qu'acheter une action ? La réponse est oui, pour une raison simple. Lorsqu'on achète une action, on ne peut pas perdre plus de 100%, dans le cas d'une faillite de l'entreprise. Si on vend à découvert une action pour un montant de 1.000 euros et que l'action en question triple de valeur (ce qui est certes rare), on perd déjà 200% de la somme initiale. C'est pourquoi les ventes à découvert ne sont pas autorisées pour tous les produits financiers et sont par exemple réservées aux actions les plus liquides.

Après la crise financière, entre 2011 et 2012, les ventes à découvert portant sur les actions des banques ont aussi été interdites. Et certaines sociétés, comme Michelin, refusent que leurs titres puissent être traités ainsi. Il existe aussi certains produits dits dérivés conçus spécialement pour miser à la baisse en limitant le risque, comme les options de vente par exemple. Dans ce cas, l'investisseur paye une prime (le prix de l'option) pour acquérir le droit de vendre un titre donné à un prix convenu à l'avance et à une date donnée dans le futur. Ensuite, il aura le choix (d'où le nom d'option) d'exercer ou non ce droit. Il sait à l'avance que le prix initial payé sera sa perte maximale.

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